En 33 morceaux et autres poèmes au LGT d'Arras
Cette reflexion de M. Bihan, professeur à Arras, ne s'apparente pas à un descriptif de séquence, mais plutôt à une réflexion et à une recherche préalables.
Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d’eux
Ma feuille vineuse , Chants de Balandrane (1, p.90)
Lectures barbares
1) L’instant de la rencontre,
face à la lecture
permettre la déception de soi ( voir Lipovetzki Le Bonheur paradoxal 2006)
la non-satisfaction immédiate de la compréhension superficielle
entre « oui on l’a déjà fait » et le « on comprend rien c’est nul »
rien d’original ici non plus mais faire comme si on ne savait pas
la rencontre du texte : faire silence autour
face à l’auteur
permettre de rencontrer une expérience humaine différente
dans une Histoire
dans une histoire
rencontrer une expérience
un Visage
facile à dire mais le temps ?
2) l’instant du dépassement créateur
La transposition didactique se donne pour objet de savoir l’acte et non l’objet
Devenir sujet de son verbe
Quand celui ci se reconnaît manquant
A l’instant du manque , le bord du verbe, la cicatrice,
La classe peut-elle être le lieu de la rencontre ?
Dans quelles conditions ?
Comment l’évaluer ?
De la Vignette explicative
Le bon élève trouvera tout ce qu’il lui faut pour faire une bonne copie sur Char dans le Profil/ Hatier 1994 de Michel Viegnes.. Modèle de transposition didactique.
D’où vient mon sentiment d’incomplétude, d’insatisfaction en tant qu’enseignant?
Il me faut penser à partir de ma lecture égoïste
Après avoir presque avoir tout relu, j’ai élu celui-là pour eux
Lecture de Le seau échoué, in La flûte et le billot, Chants de la Balandrane (2)
LE SEAU ECHOUE
Je l’entends gémir de plaisir,
S’il tient dans ses parois de fer,
Sans la serrer lorsqu’elle danse,
La chère enfant qui boitillait,
L’eau jeune que la nuit consent,,
Sais-tu à qui, puits chargé d’ans ?
-Celui qui tenait le milieu
En titubant sur son parcours
A divorcé de son trésor
Pas de mots savants, et pourtant une énigme.
Un thème de la vie quotidienne et un mystère
Un objet reconnaissable mais transfiguré
Une expérience triviale ouverte à l’Etre de l’Instant
Un Instantané ouvert à l’Infini
Mais aussi quelque part , pourquoi pas ,Cosette
Lu isolément, chaque vers renvoie à un espace qui se suffit à lui-même
Lu avec un autre, chaque vers se modifie
Kaléidoscope verbal
Pas d’arrêt sur image, d’arrêt sur un seul sens
C’est ma lecture personnelle ; elle n’a cependant rien de spontané ; j’en oublie tout le travail antérieur.
Je retiens
Le passage d’un bio graphème à son effacement partiel
le je et le tu ( énonciation)
la métaphore ( divorce)
le titre et le texte (lire séparément, ensemble, avant, après)
le Temps et l’Instant
l’Eau
l’objet concret
chaque entrée à peine posée appelle son contraire et suggère le travail accompli,
dans le blanc de la page
Tout Char me semble là
et pourtant…
Séances de travail
Tout avait commencé avec le volume En 33 morceaux et autres poèmes (2) Tu l’avais ouvert sur les 33 morceaux leurs éclats t’avaient aveuglé.
C’est cette sensation que tu voudrais transmettre en classe, moins une sensation qu’une expérience
En 33 morceaux
1° séance
En classe, il y en aura bien un ou une pour dire : « C’est cher , ce livre. Il n’y a des fois qu’une ligne par page. Ils exagèrent ».
Garder la page blanche ; ne pas photocopier ; si possible trouver au moins une édition originale. Premier scandale. Prendre en compte.
Puis piller .
Se laisser aller au choix arbitraire , à l’étonnement, à l’admiration, au rejet .
On sait que choisir et justifier de son choix en public est déjà un acte difficile pour chacun et dangereux pour l’équilibre du groupe. Formateur donc, au péril de l’ordre.
« Inviter le hasard »
puis
Dire à haute voix
Enfin peut-être, sinon remis à demain : nommer , classer, décrire.
Aphorisme : « la sécurité est un parfum » p.22
Apostrophes: »Proches étoiles qui paradez dans le double nuage de la famine et de la mort »(p.32)
Apostrophe à soi :
Enigme : « Main-d’œuvre errante de moi-même » (p.33)
Enfin interroger le titre et introduire la notion de « fragments » et d’ »archipels ».
2° séance
Les récits liminaires
Le Préambule, texte narratif exemplaire, dans son double mouvement, « souvent le soir » , « une des nuits dernières », avec ses repères de l’espace, « rue de Varenne, rue de Barbet-de-Jouy » confronte le lecteur à une vision singulière : la masse verticale de mes premiers ouvrages posée en équilibre sur ma tête, j’avançais » et à un événement surprenant : « Soudain […] la tour de mes poèmes s’écroula au sol, se brisa comme verre. »
Convoquer ici tous les promeneurs nocturnes du surréalisme ( Breton , Magritte) nous emmènerait trop loin; peut-être l’avoir fait avant ; peut-être se souvenir de Nerval.
Mais caractériser l’aspect onirique de ce récit.
Puis interroger la dernière phrase , la caractériser comme une interprétation d’un rêve, qui renvoie à l’œuvre écrite précédemment, et justifie les fragments comme « restes » d’une fracture avec le passé.
Entrée dans la liaison intime entre le biographique et l’écriture
Les « morceaux » sont les fragments que le poète retient d’une œuvre antérieure et dont il donne les titres.
Pourquoi ce choix ? A quoi renonce –t-il ? pourquoi publie-t-il ces fragments ?
Le tableau ci dessous , encore incomplet, renvoie, aux poèmes sources des « morceaux ».
On peut imaginer
Soit les faire rechercher et présenter en classe le résultat de la recherche
Soit présenter un poème source et en commenter le traitement
Etudier les variantes ( le poème 31)
Les doubles citations ( 13-32 ; 28-30)
L’exercice est difficile. Pour l’avoir pratiqué en deux jours , il demande un effort de concentration, d’attention, de mémorisation , important.
Mais on peut alléger le travail de telle sorte qu’il en reste l’expérience intime d’une lecture personnelle : ne donner à un élève que la découverte d’un extrait, fournir le titre du recueil, etc…
Table de référence des « morceaux »
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nrf
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Pléiade 1983
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1
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P11
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Oiseau
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2
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Avant de
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3
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Des yeux purs
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Marteau/Arsenal/
Bel édifice et les pressentiments
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p.11
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4
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L’homme qui emporte
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Marteau/L’action de la justice/L’oracle du grand oranger
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p.24
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5
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Moi qui
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6
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Laisse moi me convaincre
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7
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La paix du soir
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8
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L’air était maternel
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Marteau/Arsenal/Leçon sévère
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p.11
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9
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Un papillon de paille
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Marteau/ Poèmes militants
Pour Manouque
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p.43
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10
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Seules aux fenêtres
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11
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Mais l’angoisse
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Marteau/Moulin/XLIV
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p.73
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12
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La sécurité
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13
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La femme suit des yeux
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Marteau/Poèmes militants/Crésus
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p.43
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Cf 32
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14
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Le cœur prochain
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15
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L’air qui patiente
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16
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Veilleur éphémère
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Placard/Les oursins de Pegomas 5° strophe
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p.97
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17
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Il faut trembler
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Placard/Maintien de la Reine
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p.99
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18
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Elle voit maigrir
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19
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Terreur des trèfles
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20
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Les silencieux incurables
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21
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Maigre terre
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22
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Poches étoiles
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23
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Main-d’œuvre errante
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Marteau/Moulin/LXVIII
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79
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24
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Hâte-toi de transmettre
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Marteau/Moulin/Commune présence II
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p.80
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25
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Dehors la nuit/ La Récolte injuriée
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p.35
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26
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Ce fanatique des nuages
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Marteau/Poèmes militants/ La Luxure
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p.33
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27
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Souffrez que nous soyons
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Dehors la nuit/ Dehors la nuit
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p.103
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28
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Fureur tu me traites
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Dehors la nuit/ Dent prompte
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p.119
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Cf 30
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29
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Donnons les prodiges
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Marteau/Poèmes militants/Versaant
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p.45
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30
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Si l’union
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Dehors la nuit/ Dent prompte
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p.119
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Cf 28
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31
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Regarde sans pouvoir
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Marteau/ poèmes militants/ Crauté
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p.41
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Variante
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32
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Mort minuscule
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Marteau/Poèmes militants/Crésus
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p.44
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Cf 13
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33
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Laissez filer
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Dehors la nuit/remise
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p.122
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Dernière séance
Lecture du texte final (cf 2,p.44)
Deux parties composent cette très courte conclusion.
« Fin des incidents de cette nuit » reprend l’aspect narratif du Préambule.
Le recueil est donné comme le compte-rendu d’un accident mental, une sorte d’illumination ou de transe, pendant laquelle le passé poétique s’efface pour ne laisser surgir que ces fragments .
Mais l’apostrophe à la Poésie ( reprise en partie au terme du recueil Sur la poésie (2,p.57)
annonce la reprise de l’activité créatrice, l’acte créateur se voit définit comme l’opposition des contraires en lui donnant ses caractéristiques, opposant deux partis :
d’un côté, le poète qui se voit trois caractéristiques :
celle d’une disponibilité : « tenir prêt ».
« cet inconnu équilibrant dont je dispose » , acceptation de ce qui n’est pas encore,
( à rapprocher de cette phrase : le poète est toujours en attente de ces rendez-vous avec la foudre, de la brûlure et pourtant de la plénitude affective qui en découlent immanquablement » René Char hôte de Céreste,Pléiade, p. 118)
celle d’un combattant : « se mesurer à toi » et à ton « hostilité »
de l’autre , la Poésie qui est, elle, : « joie » et « juvénile » mais également « tranquille soif d’espace »
Synthèse :
En 33 morceaux est publié en 1956.
En 1955 en mars mort de De Staël ; création du Marteau sans maître par Boulez ; en octobre, vente des Névons ; en été, première rencontre avec Jean Beaufret et Heidegger ;
Autant d’éléments de rupture dans la vie du poète
Définir ainsi une nouvelle attitude poétique..
« En poésie, on n’habite que le lieu que l’on quitte, on ne crée que l’œuvre dont on se détache, on n’obtient la durée qu’en détruisant le temps. »
Sur la poésie (2,p.56)
Déterminer l’impact de la fragmentation sur la réception : une parole en « archipel »
Un travail similaire peut être réalisé à partir de Sur la poésie
Le caractère plus définitionnel du recueil conviendrait mieux à une classe de L qui enquêterait sur les exemples donnés par les poèmes du recueil en rapport avec chacun des aphorismes.
Pistes
Biographique :
René Char, hôte de Céreste, de Georges-Lois Roux Pléiade, p. 1122-1124 René Char , la poésie et les enfants
Peinture :
Sur Lascaux
La parole en archipel, La paroi et la prairie Pléiade, p. 351 et sqq
Références bibliographiques
(1) Eloge d’une Soupçonnée, collection poésie/ Gallimard 1989
(2) En trente trois morceaux et autres poèmes , collection poésie/Gallimard, 1995
(3) Œuvres complètes Pléiade, Gallimard 1983
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Date de publication : 05/03/2007 23:45
