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Thématique du Printemps du Théâtre 2008

LA SCENE, UNE DECOUVERTE DE L’AUTRE


Thématique du Printemps du Théâtre 2008

    La thématique de chaque Printemps du Théâtre reste à la libre disposition des artistes et des professeurs, en relation avec les ateliers ou les enseignements de l’année. Aux équipes qui aimeraient, néanmoins, se fédérer dans un champ commun de recherches et échanger sur le plan national, il est proposé d’aborder la scène comme espace de la découverte de l’Autre.
Cette thématique a été choisie en lien avec Le Printemps des Poètes (Thème 2008 : Eloge de l’Autre) et l’opération annuelle des dix mots proposée par le Délégation générale à la langue française et aux langues de France (Thème 2008 : Les mots de la rencontre).

    Dire que la scène de théâtre est le lieu d’une découverte de l’Autre semble relever de l’évidence : le spectateur ne vient-il pas au théâtre pour se découvrir tel qu’en lui-même l’Autre le change et le révèle ? Cependant il est intéressant d’approcher plus précisément ces moments où le théâtre se donne pour objet de découvrir l’Autre dans son étrangeté, son identité, et même son intériorité.
    Quatre directions, les quatre vents du Printemps du Théâtre, peuvent ainsi être signalées, mêlant les genres et les registres. Elles ne sont pas limitatives… Pour chacune sont cités deux exemples classiques français, le premier ancien et le second contemporain, concernés en totalité ou en partie. Ce ne sont bien sûr que des indications dans une infinité de choix possibles.

1 .  Le visage, révélation de l’Autre et de soi (10e mot de la liste DGLF)
Deux exemples :
Marivaux, La Dispute («…Où étiez-vous quand je ne vous connaissais pas ? _ Dans un monde à moi, où je ne retournerai plus. » _ scène IV )
Claudel, Partage de midi (« Maintenant regarde mon visage car il en est temps encore. » _ acte III, monologue final d’Ysé)
2 . Le quiproquo ou l’identité douteuse (voir « jubilatoire », liste DGLF, mot 3)
Deux exemples :
Molière, L’Avare, acte II, scène II (« Comment, pendard, c’est toi (…) ? _ Comment, mon père, c’est vous (…) ! »)
Ionesco, La Cantatrice chauve, scène IV (« Comme c’est curieux, comme c’est bizarre, quelle coïncidence ! »)
3 . L’aveu, ou se découvrir à l’Autre
Deux exemples :
Corneille, Le Cid, plusieurs scènes concernées (« Sire, il n’est plus besoin de vous dissimuler / Ce que tous mes efforts ne vous ont pu celer », acte V, scène VI)
Duras, Un homme est venu me voir (« Nous aurons joué une dernière fois au jeu millénaire de l’aveu »)
4 . L’intrusion, la scène-piège (« toi », liste DGLF, mot 9)
Deux exemples :
Racine, Mithridate, acte IV (« Vous seul, Seigneur, vous seul, vous m’avez arrachée / A cette obéissance où j’étais attachée. » _ Monine, acte IV, scène IV)
Koltès, Dans la solitude des champs de coton (« cette heure qui est celle des rapports sauvages entre les les hommes et les animaux…»).

Les signalements des Printemps du Théâtre en cours ou en préparation sont recueillis en permanence sur  notre site : theatre@education.gouv.fr
Adresser votre descriptif à
francoise.gomez@education.gouv.fr
Date de publication : 15/06/2007 23:25

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