POCKET PC
Des ressources et des idées pour les enseignants d’ EPSet les
formateurs TICE
Introduction
L'expérimentation issue de la création de la commission PDA arrive
à terme. En tant que membre de cette commission depuis sa création,
il me semble opportun de faire un bilan de l'activité passée,
d'en tirer des enseignements et de projeter des axes pour les poursuites des
actions engagées.
I Rappels et contextualisation.
La mise en exergue par François GABEL du potentiel de l'outil informatique
mobile appelé PDA ou selon les OS "Palm" ou "Pocket PC"
date du séminaire annuel de MONTPELLIER en 2003. Ainsi est née
la commission PDA.
Très rapidement, j'ai ressenti la nécessité de création
d'outils de terrain. Le PDA, en lui même, n'est qu'une machine qui, avec
sa dotation initiale de logiciels, ne s'inscrit pas vraiment dans le cadre de
notre activité professionnelle.
Si l'on veut que des outils TICE soient utilisés sur le terrain, il faut
qu'ils soient :
- nomades, facilement transportables et utilisables : le PDA répond
particulièrement bien à ces prérequis
- qu'ils servent REGULIEREMENT pour qu'ils fassent partie de l'"habitus"
professionnel en quelque sorte.
Tout était à faire.
Des collègues du groupe ont choisi de proposer des ressources en s'appuyant
sur le visual basic. Il faut maitriser le visual Basic.
D'autres se sont mis à utiliser Windev, un atelier de génie logiciel
pour proposer des outils dédiés. Les résultats étaient
probants et très opérationnels. Il faut maitriser Windev.
Je ne maitrisais à l'époque ni l'un ni l'autre.
En 2004, François Gabel a utilisé le tableur shareware SPREAD,
disponible en téléchargement sur le site de son auteur Stephen
Bye, qui dépassait largement les capacités du logiciel Pocket
Excel que nous avions trouvé pauvre et peu adapté. SPREAD existait
aussi bien sur PC que sur PDA et avait l'énorme avantage de proposer
un langage de macros assez simple et de surcroit connu : celui d'excel dans
sa version XLS4.
Etant un bon utilisateur de tableur, j'ai pu rapidement produire mes premières
feuilles de calcul pour PDA.
Les PDA ont en effet une ergonomie différente des PC liée au mode
de saisie à l'aide du stylet et à la taille de l'écran.
Très rapidement j'ai tiré de ces productions des règles
qui ont permis un certain succès et donc une diffusion plus importante
de ces outils.
Je ne me suis intéressé essentiellement au domaine du calcul
et de la gestion des bases élèves, ce qu'un tableur sait très
bien faire.
J'ai très peu abordé les domaines de l'image, de la vidéo,
sauf pour créer des tutoriels sous forme de diaporamas ou de vidéos
permettant de s'approprier les outils créés pour tableur.
Devant les limites liées à la vitesse de saisie (chronométrages),
j'ai du m'approprier les rudiments de la programation sous windev, grâce
à l'aide d'un membre du groupe PDA, Fabrice Bruchon. Permettant ainsi
de transposer des outils qui étaient ingérables sur le terrain
vers des outils plus "fermés" (ne permettant pas la une adaptation
personnelle), mais plus beaux, plus rapides et plus pros !
II Des faits
Etant webmestre du site EPS de l'académie de la
Réunion, j'ai mis mes productions pour PDA dans la rubrique téléchargements
du site 2 .
La fréquentation de cette partie du site est allée croissante
puisque, depuis la permière feuille de calcul publiée, 10000
teléchargements attestent de l'intérêt de la communauté
des possesseurs de PDA, curieux de solutions TICE efficaces pour des tâches
que nous rencontrons tous de manière plus ou moins répétées. |
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III Des principes issues de l'expérience
1. Le PC a un clavier Le PDA a un stylet ...
De ce constat on peut en déduire très simplement que
le mode de saisie privilégié du PDA doit être de type "sélection
au stylet. "
Se pose la question, surtout pour le programmeur : quoi sélectionner
ou quoi faire sélectionner ?
- Ecrire au stylet sur un clavier virtuel est une gageure, surtout dans le
temps de l'interaction avec la classe : trop long, trop coûteux en attention
de la part de l'enseignant, trop imprécis (les touches sont petites
et très denses), trop lent (une erreur de sélection fait perdre
un temps énorme pour effacer, recommencer ...)
- Il faut donc qu'il y ait des "endroits" où, lorsqu'on les
sélectionne au stylet (un peu comme un click de souris sur PC), cela
provoque une action : changement de page, affichage d'une image, d'un résultat
etc...Cela permet d'être efficace, surtout si des actions multiples
peuvent s'enchaîner, et cela à la suite d'une simple
'touche" du stylet sur l'écran tactile ...
Ces endroits peuvent être des menus, des liens hypertextes, mais aussi
des boutons, des reglettes, des cases à cocher etc...
2. Une interface boutonneuse
Le PDA lui n'a qu'une surface d'affichage de 3"7 dans le meilleur
des cas avec une résolution maximum de 640X480...Ce qui nécessite
de choisir judicieusement les composants d'une fenêtre et dans le cas
d'une feuille complexe et riche, le fonctionnement d'un ensemble de fenêtres
avec des moyens simples pour passer d'une vue à une autre.
De ce fait, dans le cas d'un classeur de tableur, des boutons ou des onglets
sont nécessaires. Dans le cas d'un PDA, les onglets sont très
peu visibles en raison de la largeur de l'écran et seuls des boutons
permettent une action directe. De plus il est souhaitable de récupérer
la place des en-têtes en les supprimant systématiquement.
J'en suis donc arrivé à la conclusion qu'une feuille de calcul
pour PDA, pour être efficace, devait avoir une ergonomie telle qu'il suffit
de toucher l'écran en des endroits bien délimités et suffisamment
visibles (surtout en extérieur !) pour que toutes les actions nécessaires
se réalisent. J'ai appelé cela "click and do", le click
se faisant au stylet.
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Pour matérialiser les endroits à cliquer,
le tableur SPREAD met à disposition un ensemble "d'outils
de contrôle" (selon la terminologie Excel), allant du bouton,
à la liste déroulante ou toupie ...
Ainsi selon les besoins, pour déclencher l'action il suffit de
cliquer sur un objet placé là à cette intention.
Voici un exemple de feuille de classeur SPREAD dans laquelle des occupent
pratiquement toute la page et permettent par trois clicks au stylet, d'organiser
un tournoi avec un nombre d'équipes allant de 3 à 8 et un
nombre de terrains allant de 1 à 3.
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Le click sur le bouton OK renvoie au résultat recherché.
Si on saisit au clavier virtuel l'heure de départ et de fin de séance,
la durée de jeu par rencontre est calculé automatiquement.
Ainsi l'heure de début et de fin de chaque rencontre s'affichera
en face de celles-ci. |
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3. des macro commandes
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Pour qu'une action s'effectue en cliquant sur un bouton, comme ci dessus,
il faut lier une macro commande à ce bouton.
Il faut par conséquent utiliser les macrocommandes type XL4 de
SPREAD
J'ai réalisé un tutoriel pour permettre à quelques
enseignants déjà initié à Excel, de pouvoir
assez rapidement créer des outils pour PDA sous Spread !
Il est disponible sur le
site 2 dans la rubrique téléchargement/ sommaire
Note et rappel : Excel pour pocket ne permet ni boutons ni macros.
SPREAD offre un nombre assez important de fonctions macro, c'est à
dire de fonctions prévues, non pas pour être écrites
dans une cellule de feuille de calcul comme les fonctions classiques d'excel
ou spread, mais de fonctions destinées à être écrites
sur une feuille spéciale macros. Elles sont organisées entre
elles pour constituer une macro commande portant un nom qu'on lui attribuera
et qu'on pourra lier à un contrôle à cliquer.
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4. copier coller
En plus des macro commandes, les fonctions copier /coller (click
sur copier, click sur coller) permettent sur PDA de manipuler des noms d'élèves,
des listes de classe ou de groupe, sans aucune saisie au clavier virtuel, en
utilisant des listes prééxistantes disponibles sur le PDA.(voir
exemple "élèves
de mes classes") et en les important dans des modèles de feuille
de calcul en attente.
Voyez, par exemple, le début du tutoriel
vidéo consacré à la feuille de gestion d'une évaluation
en escalade pour voir comment on importe en quelques clicks une classe entière
dans la feuille de calcul, et comment par la suite, en 4 clicks, on sélectionne
et installe le couple grimpeur assureur dans la feuille de calcul pour l'évaluation
!
Note : il faut pour voir cette vidéo installer le petit codec
(renommer en .exe) avec lequel elle a été créée.
5. Des principes à transposer en cas d'écriture de programmes
"compilés"(C++, VB, WINDEV, Java ...)
Fort de cette expérience sur tableur, j'ai gagné du temps
pour créer des interfaces utiles respectant les normes décrites
ci dessus. Le logiciel 3X500 ecrit avec Windev reprend les boutons à
cliquer et l'absence totale de saisie de texte par le clavier virtuel (ce clavier
est même simulé pour gagner de la place pour la saisie des temps
de projet) Voir à ce sujet le diaporama
avec les saisies d'écran pour comprendre l'ergonomie et la disposition
graphique des éléments.
6. Réflexions au sujet des outils "ouverts" et "fermés"
J'ai tout à l'heure vanté les mérites des programmes "fermés"
: interface plus ...léchée, fonctionnement plus rapide, fonctionnement
plus sûr.
Toutefois les logiciels fermés ont aussi des inconvénients :
- "il est toujours difficile de chausser les pantoufles de quelqu'un d'autre".
Selon cette idée, une feuille de calcul "protégée"
ou un logiciel compilé à partir d'un langage de programmation,
découlent toujours d'un mode de fonctionnement et se l'approprier n'est
pas toujours évident.
- Nombre de logiciels figurent ainsi dans les archives de CDI ou CRDP et ne
sont pas utilisés par les enseignants. Pourtant certains d'entre eux
sont même RIP (c'est à dire reconnu d'intérêt pédagogique).
Et pourtant, trop pointus, peu généralisables car peu flexibles,
représentatifs parfois d'une certaine conception de l'activité,
ils ne répondent pas nécessairement aux besoins de chacun.
Un outil "ouvert" est plus souple. Il peut être adaptée
à ses propres besoins par modification de paramètres, modification
de l'interface etc...Il peut permettre plus facilement ainsi un effort d'appropriation
en permettant une recontextualisation, qui fait que l'enseignant devient acteur
et s'inscrit vraiment dans une dynamique qui lui permettra éventuellement
de dépasser le code des autres et envisager de créer des ressources
pour subvenir à ses propres besoins.
De ce fait les outils "ouverts" me semblent plus heuristiques .
Pour résumer, les outils logiciels pour PDA doivent :
- être adaptés pour un affichage sur un petit écran. On
ne peut utiliser des dispositions de pages affichées prévues pour
(un PC et) un écran 15-17-19 pouces sous peine de devoir passer son temps
à manipuler les ascenceurs latéraux et verticaux.
- offrir un confort réel d'utilisation que seule les macro commandes
ou du code programme liées à des objets à cliquer peuvent
offrir, que ce soit sur tableur ou logiciel dédié. L'utilisation
du clavier virtuel doit être réduite au minimum.
IV Plus avant, les aides et les didacticiels ...
Chaque création logicielle ou proposition d'outil TICE devrait, par
sa conception même, être généralisable à tous
. Mais cela ne suffit pas.
Pour comprendre sa "logique interne", évidente pour le concepteur,
un outil TICE doit être accompagné d'une aide à la compréhension
et à l'utilisation.
Différentes modalités d'aide sont envisageables :
1.. l'aide intégrée
C'est à l'intérieur même du classeur ou du logiciel,
un espace réservé à l'explication du but, du fonctionnement,
de la chronologie, des résultats obtenus et des conditions de l'utilisation.
Reprenons par exemple le classeur pour SPREAD "equipeXterrains"
dès la première page un bouton "A" pour "aide"
permet d'accéder à un espace non visible au départ
puisqu'il se situe sur la même feuille mais en dehors de l'espace
visible au lancement.
Un bouton R permet de revenir à l'affichage initial quand on a
pris cnnaissance du texte de l'aide. |
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2. Document d'accompagnement
C'est un document extérieur qui est joint au fichier. Ce document
peut être un document texte (word, blocnote, ...), un document publiable
sur le net (htm ou pdf par exemple), à consulter en ligne, ou à
imprimer si ce n'est déjà fait.
Voici par exemple un document d'aide disponible en ligne sur le site
2 concernant un pett utilitaire de tri d'élèves pour faire
les groupes d'athlétisme au sein d'une classe |
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3. Les diaporamas
sont aujourd'hui une solution classique . Il permettent une approche
plus dynamqiue du sujet. Les actions, les animations, la sonorisation
qu'on peut y ajouter (musique commentaires) rendent le suivi plus vivant
et plus explicite
Voyez en exemple un diaporama d'explications au sujet du logiciel consacré
à la gestion du 3X500 m au baccalauréat. |

pour visionner le diaporama : http://www3.ac-reunion.fr/pedagogie/eps/file/PDA/PROGS/PRESENTATION_DU_LOGICIEL_BAC_3X500.pps |
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4. Les vidéos d'explications
Il existe sur le marché des logiciels qui permettent des captures
d'écran en vidéo. On suit pas à pas et avec des commentaires
en voix off.
Voici un exemple de tutoriel pour une feuille de calcul permettant de
gérer l'évalution de l'épreuve d'escalade au baccalauréat.
Et un autre exemple : cours en ligne pour créer des macros sous
SPREAD à l'attention de ceux qui aimeraient pouvoir créer
des outils personnels sur tableur et pocket PC |

pour visionner la vidéo :
installer le petit codec
(renommer en .exe) avec lequel elle a été créée
télécharger la vidéo (20 mo)
http://www3.ac-reunion.fr/pedagogie/eps/file/PDA/GUIDES/escBEP/UTILISER.avi
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V Echanger valider améliorer ...
J'ai constaté que si la fréquentation du site était en
progression, si d'autre part les outils mis àdisposition étaient
téléchargés, en retour je n'ai eu que peu d'avis, de critiques
positives ou négatives, de demandes d'améliorations.
C'est un peu frustrant de partager et que l'échange soit finalement
à sens unique.
Il me semble pourtant qu'il conviendrait de développer des lieux où
seraient regroupés l'ensemble des productions pour PDA ainsi qu'un forum
d'échanges.
Il y a un forum
sur le site de l'académie de la Réunion, une rubrique QSP
(ou FAQ en anglais) mais leur ergonométrie ne semble pas convenir
car il y a eu peu de requêtes, réponses commentaires de la part
des internautes, et surtout des téléchargeurs.
La mutualisation des ressources (logiciels, feuilles de calcul et autres produits
pour PDA) me semble nécessaire pour entretenir une dynamique qui existe
déjà.
Des stages de FPC orientés TICE pourraient, dans chaque académie,
puiser dans un thésaurus national de solutions permettant à chaque
stagiaire de vérifier l'intérêt de l'utilisation des TICE
dans son enseignement.
Conclusion
Le temps d'exposé m'étant compté, je rappellerai que l'utilisation
de solutions TICE ne peut se concevoir sans compétence dans le domaine.
Avant de s'attaquer à l'informatique mobile, "sur le terrain",
un certain nombre de pré requis sont nécéssaires (maitrise
sur PC du système d'exploitation et de certains logiciels de base (traitement
de texte, tableur, traitement de l'image du son, de la vidéo)). On peut
ensuite transférer ces compétences vers l'informatique mobile.
Si les TICE sont des priorités nationales et académiques, nous
sommes renvoyé à l'importance de la formation continue pour une
génération d'enseignant qui n'ont pas eu de formation initiale
dans ce domaine, pour un perfectionement pour les autres menant à l'autonomie
de conception de ressources pour soi et pour les autres.
La communauté des formateurs "TICE" doit pouvoir compter sur
des exemples à proposer, à commenter. C'est à cette condition
que l'usage des TICE se développera dans la leçon d'EPS.
Retour au compte rendu de la réunion nationale des interlocuteurs
Dernière mise à jour : 21/01/2007